2 poutines en Asie

2 poutines en Asie
Il était une fois Poutine et Poutinette...

mardi 25 octobre 2011

Avis de recherche: Poutine et Poutinette

2 mois plus tard…

Kuala Lumpur, Malaisie

Allo ?!?!
Youuuu houuuuu… Y-a-t’il encore quelqu’un ici?
Heuuuu… Oui oui, on est toujours vivant.

Non, on n’a pas abandonné notre blogue. On est juste tombé dans le piège que nous a tendu la Malaisie : le confort... Cette magnifique Malaisie, ce pays le plus développé de l’Asie du Sud-Est : sa superbe température et ces îles paradisiaques, mais aussi ses transports efficaces, ses autoroutes à quatre voies, ses automobiles au lieu de motos, ses règlements civils, ses Mcdos et ses Poulets Frits Kentuky (les Malais aiment beaucoup les fast-foods), ses cinémas, ses épiceries avec des étalages à l’infini avec tous ce que votre estomac a envi; les auberges avec air climatisée, connexion Internet dans les chambres, écrans HD, divans et du beurre de peanut dans les déjeuners… inclus. 



Tout ceci est assez ironique, puisque notre dernier texte remonte à deux mois où on y faisait un lien avec le bidonville de Banjarmasin, la joie ses enfants et la notion de bien-être. On se disait ré-énergisé et prêt à renouer avec l’aventure et la mésaventure qui jusqu’ici dictaient nos pas. Par contre, ce fut tout le contraire. Il eut une accalmie de deux mois où l’on ne faisait qu’errer de villes en villes, d’auberges en auberges sans vraiment se soucier d’où on était vraiment. Il faut croire que l’on en était peut-être rendu là.

Ok, je vais parler plus pour moi cette fois-ci. Pas de Poutine ni de Poutinette. Juste Mathieu. Je dois me confier. J’ai les blues depuis ce texte…  Peut-être que je sens votre automne gris et votre hiver blanc arriver. Cela va faire bientôt dix mois que l’on voyage. Huit pays de visiter. Huit mentalités, cultures et langues différentes. Des centaines de villes différentes. Des centaines de lits différents. Des milliers de visages et regards différents. En plus du pack sac, ça commence à peser lourd sur les épaules. Ça y est, je le dis… Non, je vais même le crier : ''JE SUIS ÉCOUEURÉ DE VISITER !!!''. Je n’ai pas dit de voyager, mais de visiter. Je ne suis plus capable. Tout devient du pareille au même. La routine est-elle à ce point rapide pour nous rattraper et nous retrouver peu importe où nous nous cachons? Au début de ce voyage, on s’était donné comme mission avec ce blogue de vous faire vivre nos péripéties comme si vous y étiez. Voilà le problème, il n’y a plus de péripétie. Mais où est donc passé cette foutue aventure?

À bien y penser, elle est toujours là et elle attend. Avant on disait oui à tout afin de vivre la moindre expérience. Maintenant, on attend qu’elles viennent à nous. Si je voulais faire un lien, j’en ferais un avec le bonheur. Si tu attends qu’il vienne à toi, tu pourrais attendre longtemps et même passer à côté toute ta vie. En fait, il est assis tout juste à côté de nous, gêné, il attend tout simplement d’être invité. Voilà ! Présentement, pour moi, pour nous, le bonheur c’est le voyage et le voyage c’est aventure… On l’attend les bras croiser au lieu de l’inviter à danser. C’est incroyable l’effet thérapeutique que je ressens à vous écrire. Plus la bille de mon stylo roule sur mon bout de papier, plus je prends conscience que…


''Pif ! Paf! Smac! Tac!''

Mathieu : - AYOYE DON ! Merci, mais je ne pense pas que les claques dans face étaient nécessaires?!?!

Anik : - Justement oui.

Mathieu : - Non ! Je venais tout juste de réaliser ce qui ne va pas chez moi !

Anik : - Pas grave, je pense que tu as oublié la chance que nous avons de faire ce voyage. Aie-je besoin de te rappeler les soirs que tu revenais de ta job en pleurant rêvant à notre voyage. Ou bien que certains ont deux semaines de vacances par année et que nous avons plus d’un an…

Mathieu : - Ouin, tu le sais, par exemple, que voyager n’est pas nécessairement des vacances en soit et je…

Anik : - Shuuuut ! Je n’ai pas fini ! Ce blues on le vit à deux je te ferai remarquer. Je le vis juste d’une façon différente. Des péripéties, des péripéties, y’a pas juste ça en voyage ! Je pense qu’on avait besoin d’une pause et la Malaisie est arrivée au bon moment.

Mathieu : - Hmm… Ouin, j’avoue que j’ai peut-être été aveuglé par mon blues, parce que c’est vrai qu’on a vécu de bons moments dernièrement. Y’étaient juste plus relaxe (voir nos photos sur facebook).

Anik : - Ben voilà ! C’est normal et on n’est pas les premiers à qui ça arrive. Il ne faut juste pas passer à côté de notre voyage. Bon, retournes donc au blog pis racontes.

Mathieu : - Ok… Fatigante.


À bien y repenser, il y a quand même eu ce moment rempli d’adrénaline à la douane indonésienne. On avait dépassé de quatre jours la durée de notre visa. En fait, on était coincé dans le pays pour cause de congé férié religieux (fête de la fin du Ramadan). Les douaniers ont sauté sur l’occasion pour nous soudoyer 100$. Ils ont essayé de nous faire peur en haussant le ton, en nous rudoyant et en nous bousculant. Ils nous ont fait manquer notre bus en nous gardant quatre heures dans le bureau et contraint à traverser la douane à pieds… On a eu l’air de deux beaux tatas devant les gardes armés jusqu’aux dents qui ont bien rit de nous autres. Le pire dans tout cela, ce souvenir mémorable est arrivé le 3 septembre, le jour de ma fête… beau cadeau !

Enfin libres !!!!!!

Pulau Perhentian
Il y a aussi eu ce bungalow, pendant trois semaines, dans les petites îles aux eaux turquoises de la Malaisie à jouer à Robinson Crusoé. On s’est gâté en se procurant une cuisinière au gaz afin de pouvoir cuisiner tout ce dont on rêvait depuis notre départ. Pas de restaurant pendant trois semaines, une délivrance ! En plus de snorkeler quotidiennement avec les serpents de mer, les pieuvres, les requins, les tortues et sans oublier nos fidèles amis némos… Haaaa, les îles tropicales, vous allez nous manquer.

Après les îles tropicales, ce fut la forêt tropicale ou nous devions fuir les sangsues mangeuses d’hommes à dos de fourmis géantes. Gracieuseté de Taman Negara, la plus vieille jungle de la planète.

Sur un pont suspendu, à l'abri des sangsues... 

Et comment passer par-dessus Singapour, cette citée aux miles et uns règlements civils dont : interdiction de mâcher de la gomme, de cracher par terre et d’y lire un playboy. Par contre, la prostitution y est autorisée… Ce pays, cet état ou cette ville. Bref, Singapour est un chef-d’œuvre architectural, un exemple de propreté et de prospérité, cependant ouch ! pour le budget. On y retournerait n’importe quand, mais avec des bidous.

Merci à vous de nous lire. Partager mes états d’âme avec vous m’a fait autant de bien que de partager notre voyage. Et merci à ma partenaire de voyage pour cette ''claque'' en plein visage. Néanmoins, on tient mordicus à renouer avec l’action qui nous a apporté tant de faits saillants, jusqu’à présent, dans notre voyage. Alors, on a décidé de se reprendre en main. Première étape. On vient d’envoyer 8 kilos de bagages et de superflus par la poste ce matin. Deuxième étape. On prend l’avion pour le Bangladesh dans quelques heures sans carte ni lecture à propos de ce pays. Troisième étape. On va tenter de voyager à pieds, sur le pouce et jouir de l’hospitalité des Bangladais.

Voyage, nous accorderiez-vous cette danse?
Anik et Mathieu



  

1 commentaire:

  1. Allo vous deux!
    Trop content d'avoir de vos nouvelles. Le ''luxe'' de la Malaisie semble avoir fait du bien. Mathieu, je comprend ton état d'âme face à ''visiter'' constamment. Mais le constat que vous faites est important car vous vous laisser guider par vos feelings et non par un Lonely Planet. Et un voyage signifie repos. Enjoy my friends. Amusez-vous car le retour fesse en Ta%$"?/$*%. Mordez dans le reste de votre aventure.

    Cath et Rodge

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