2 poutines en Asie

2 poutines en Asie
Il était une fois Poutine et Poutinette...

mardi 24 mai 2011

Écrire à la chandelle

Salut Viêt Nam,

Je t’écris à la lueur de ce que l’on pourrait appeler… une chandelle. Un tapon de cire poussiéreux qui date de la guerre d’Indochine que j’ai trouvé sous un lit d’une chambre humide d’un guest house bidon dans le fin fond de je ne sais pas trop où. J’en voudrais même pas sur mon gâteau d’anniversaire d’un an! Mais là, maudit que je l’apprécie ma p’tite chandelle. Elle est présentement aussi utile que mon crayon.

Assis sur le bord de ma fenêtre, il n’y a pas que la chandelle qui m’illumine. Il y a aussi la lune… La lune que l’on oublie trop souvent d’après moi. Tout comme la pluie d’ailleurs, mais ça c’est une autre histoire. À moins d’un mètre, TA capitale, Hà Nôi. L’entends-tu? Elle gronde, bourdonne et bizarrement murmure… comme toutes ces villes avec un passé historique : Rome, Paris, Cuzco, Québec. Elles s’agitent toutes hypocritement au couché du soleil ou si tu préfères… au levé de la lune.

Je suis tellement bien actuellement à l’autre bout du monde : la pluie, ma blonde qui dort à mes côtés, mon fidèle pack sac, mon Ipod et rien devant nous. Qu’un simple itinéraire prêt à changer d’un moment à l’autre. Parlons-en de changements. Nous sommes redevenus de simples backpackers, car nous venons tout juste de vendre nos vélos qui nous ont bravement supportés sur un millier de kilomètres. Dure séparation. C’est peut-être con me diras-tu, mais nous avons chacun pleuré lorsqu’il est venu le temps les léguer à leur nouveau propriétaire. À défaut de me répéter, loin de tous ceux que l’on aime, on devient facilement vulnérable aux rapprochements... même matériels. 

Les lunettes dissimulaient nos larmes...
Par contre, demain matin, un changement plus grand nous attend, la Birmanie ou si tu préfères, le Myanmar. Je vais t’avouer que je me sens un peu nerveux d’aller découvrir ce pays. Tous ce qu’on peut en lire; les mises en garde, son passé tumultueux et les dernières élections anti-démocratiques, le boycott de l’ONU et j’en passe. Tous ça nous effraie un peu. Néanmoins, tout ce qu’on entend n’est que positif. Étant donné que la curiosité est souvent plus forte que la raison et que nous sommes juste à côté, pourquoi ne pas aller y jeter un coup d’œil par nous même? Toi Viêtnam qui est son voisin, que nous conseilles-tu?

Je sais, avec la quantité de touristes qui te fréquentent, tu n’as sûrement rien à foutre de mes confidences. Quoique avant de partir, j’apprécierais bien que tu nous éclaircisses sur quelques interrogations. Car jusqu’à présent, tu es le pays qui nous a le plus déstabiliser. Non pas que tes paysages n’avaient rien à offrir. On n’a presque jamais rien vu d’aussi beau! Ta bouffe est la meilleure que l’on ait goûtée. Et tes femmes, un mot : WOW! C’est ton peuple… il est bizarre. Pas méchant là! Juste bizarre. Par exemple, pourquoi vous vous cachez presque sous la table quand vous vous nettoyez la bouche avec un cure-dent, mais que se fouiller dans le nez en public est tout à fait normal? Pourquoi on se sent toujours à la maternelle dans vos casse-croûtes de coin rue? Je veux bien croire que vous êtes flexible, mais un banc en plastique couleur pastelle de 4 pouces de haut avec la table de 10 pouces. Non et non! C’est pas confortable?! Pourquoi vous avez toujours l’air de vous crier par la tête quand vous vous parlez, chuchotez-vous lorsque vous êtes fâchés? D’ailleurs, a-t-il un prix pour les locaux et les étrangers? Car presque chaque fois que nous demandions le prix d’une bière au bar, d’un repas au restaurant, de fruits au marché, d’une chambre ou même d’un billet d’autobus votre hésitation de 5 secondes avant de répondre nous faisait douter de votre honnêteté. De plus, vous êtes le peuple le plus relaxe au travail que j’ai vu. Les chauffeurs de taxi dorment dans leur auto ou sur leur moto, les vendeuses dorment la face enfoncée dans une pile de jeans, les gars de chantier dorment dans des hamacs. Par contre, sur la route vous êtes tout le contraire. Vous klaxonnez en débiles et sur une lumière rouge chaque centimètre de libre semble un territoire à conquérir. La dernière et celle qui m’a aussi fait travailler ma patiente. Pourquoi à une billetterie quelconque, au restaurant ou à la banque vous faites des tapons et vous vous dépassez mutuellement? Est-ce si difficile de comprendre le concept de ligne d’attente? Cali#%$& que vous m’avez fait sacrer!!!! Dans un train, à l’entrée comme à la sortie, vous vous bousculez et vous dépassez même quand vous avez un numéro de siège assigné en plus. TABAR… que vous êtes bizarre!

On a quand même adoré visiter ton pays, assez pour y retourner. Mais là, il me reste un centimètre de chandelle et à peine cinq heures de sommeille avant de prendre l’avion et d’affronter le Myanmar…

Ciao et sans rancune Viêt!
Anik et Mathieu

PS : J’ai écris ce texte la veille de notre départ, mais je n’ai pu le poster qu’une fois rendu au Myanmar. Pour tous ceux qui nous ont écris et qui étaient inquiets, soyez rassurés. Les Myan‘’martiens’’ sont, jusqu’à présent, très chaleureux.

dimanche 15 mai 2011

Une journée de vélo au Viêt Nam:

J’espère que vous vous sentez en forme, car aujourd’hui au menu : 75 kilomètres de vélo et sûrement une ''ride'' de pick-up si on est chanceux. Je vous laisse faire vos étirements et après, on part…

5h45 am : Bip-Bip ! Bip-Bip !   Paf ! Je défonce le snooze.

5h54 am : Bip-Bip !Bip-Bip !   Paf ! Je cogne sur le snooze.
Anik testant notre eau.
 6h03 am : Bip-Bip ! Bip-Bip ! Poutinette appuie sur le snooze et joue du coude pour me réveiller. Après quelques étirements douloureux, conséquence des kilomètres effectués la veille, on fini par se lever.  Puis vous, ne faites pas vos fringants parce que vous êtes déjà réveillé, à ce que je sache… c’est votre première journée de vélo. Pendant qu’Anik vérifie la qualité de l’eau purifiée la veille, je vais chercher notre linge à l’extérieur en espérant qu’il soit sec. Partir avec des vêtements humides n’est pas toujours agréable pour vous savez où... Pendant ce temps-là, si vous pouviez apprêter quelques fruits ce serait grandement apprécié.

7h21 am : Zip ! Strap, tak ! Je fais mon homme dans le couple en vérifiant que nos fidèles packsacs sont bien ligotés à nos presque super vélos. En hochant la tête, je bombe le torse et je confirme à Anik :
- Ok bebé, tout est solide, on peut partir !
Poutinette me fait un clin d’œil et notre rituel ''high five'', on part.

7h36 am : Comme d’habitude, les 5 ou 10 premiers kilomètres sont exigeant. Ouin, on aurait eu avantage à s’étirer hier soir et peut-être… à prendre une bière de moins. Par contre, tout est vite oublié par la splendeur des paysages (surtout ceux du Vietnam !) et à la vue des paysans dans les champs qui eux doivent se dire :
- Ouin, ils sont bien sur leur vélo eux !

Autant qu'on éprouve de la difficulté, lui il doit se dire que l'on est bien. Le comfort est relatif...

8h01 am : On apprécie encore l’air fraîche du matin, quand on croise des gamins qui se dirigent vers l’école. Ils sont faciles à reconnaître, ils portent tous le même habit. Les plus chanceux sont à moto (oui oui, des enfants à moto) et les moins fortunés, à vélo ou à pied. C’est toujours amusant de voir certains enfants se cacher à la vue de deux étrangers, tandis que d’autres, essaient de nous claquer la main. Faites gaffe par exemple, un m’a déjà joué un tour en mettant une gomme dans sa main… p’tit verrat !

9h13 am : Déjà 25 km de parcouru. Je ne sais pas pour vous, mais nous, notre estomac cri famine. Prochaine cabane qui prend l’apparence d’un resto, on arrête.

9h19 am : Ok, il semble y avoir quelque chose de potable à droite. On va arrêter là. Ne soyez pas surpris si on se fait regarder comme des extra-terrestres avec un bras dans le front et que quelqu’un vous regarde manger de la première à la dernière bouchée… On est dans un petit village, pas dans une ville touristique. Vous êtes la minorité visible. Je vais nous commander trois soupes, de toute façon, c’est la seule chose que je sais commander en vietnamien. Oubliez l’anglais ici ! Avant de repartir, un petit conseil de maman, crémez-vous ! Le soleil commence à être fort. Je comprend que vous avez peut-être envie de bronzer, mais pas de brûler.

10h43 am : Tsé le chien qu’on vient juste de croiser qui jappait contre nous ? Et bien, regardez derrière, il court après Poutinette. Trop drôle !! Je ne me lasse jamais de la voir avec sa petite face rouge et ses joues gonflées par son souffle rapide tentant désespérément de fuir un chien en criant… Ne vous en faites pas, elle réussit toujours à les esquiver.
''Voir sa blonde pédaler sa vie sous la menace d’un chien, ça n’a pas de prix. Pour tout le reste, il y a Mastercard.''

11h17 am : On vient de franchir le cap du 50 km. L’odeur de ma peau qui rôtit au soleil me rappel que j’ai faim. Le plan : on mange, on fait la sieste, on applique la deuxième couche de crème et on repart.
- Anik qu’est-ce que tu proposes ?
- Je dirais une soupe aux nouilles ou... heuuuuuu une soupe aux nouilles ?!
- C’est bon ! J’opte  pour une deuxième soupe. (Je sais que vous vous dites une deuxième soupe, mais les viets sont les rois de la soupe. Soupe soupe, soupe soupe soupe…bref, le Vietnam c’est de la soupe !) Si vous n’êtes pas content, vous pouvez toujours mimer ce que vous voulez. Par contre, ne venez pas brailler si ce que vous recevez n’est pas ce que vous vouliez.

Trop souvent ces cabanes nous ont évités des coups de soleil
13h06 pm : Ne chercher pas votre ombre. Il n’est pas à gauche ni à droite ni derrière vous, il se cache sous votre vélo. Vous avez compris, le soleil est à son zénith, à son plus fort. À l’horizon, la route semble se liquéfier sous l’effet de celui-ci. Je sais que notre pause dîner est à seulement 8 km derrière nous, mais moi j’ai soif et Poutinette, derrière moi, doit avoir autant soif. Je suggère l’abri pour les paysans à gauche.

13h17 pm : Je sais que ça ne vous tentes pas de repartir. On surnome ça l’effet pervers des pauses. L’estomac dans les talons, la fatigue commence à se faire sentir et juste l’idée de retourner au soleil fait perler la sueur sur votre front. J’ai le meilleur remède pour ça… la musique ! J’installe mes haut-parleurs portatifs du dollorama dans mon panier et je mets cette chanson là sur ''repeat''…





13h52 pm : Come on, come on ! On ne lâche pas ! Je suis conscient que l’effet musique c’est estompé, mais on approche un petit village, soit l’ultime remontant.
Au loin dans un champ, deux paysans aux chapeaux coniques, les bras en l’air, crient :
- Xin Chao ! Xin Chao ! (salut ! salut !)
Un club de femmes sur un balcon les imite. Deux vieillards assis sur leur moto baraguinent un :
- Hello, let’s go !
Une bande d’enfants écarquillent les yeux et cessent de jouer pour nous regarder. Une mère tape sur l’épaule de son petit et nous pointe du doigt. Ici, trois hypothèses s’appliquent : ils lisent 2 poutines en asie et ils nous attendaient avec impatience, ils croient que nous sommes des concurrents égarés du tour de France, ou encore, ils sont vraiment fiers que des étrangers sortent des sentiers battus pour visiter leur superbe contrée éloignée. Tant qu’à moi, j’aime bien croire à l’option 1. Peu importe, cette attention qu’ils nous portent équivaut et surpasse toutes les pauses à l’ombre, les gorgées d’eau ou les cafés engloutis sur notre route. Merci gens du pays.

14h34 pm : (81 km) Vous êtes écoeuré, Anik n’est plus capable et j’en ai ma claque ! Anyways, notre objectif est atteint. La prochaine grosse ville est à environ 30 km. C’est donc l’heure du moment tant attendu… faire du pick-up ! On va juste s’arrêter sous les arbres ici question d’avoir de l’ombre. Puisque c’est trop risqué de s’installer sur les accotements en Asie, on va envoyer notre Anik faire du pouce… bin non, je blague. Ce n’est pas dangereux pantoute, c’est juste qu’avec sexy Poutinette c’est plus efficace.

Lâches pas Anik, on est avec toi... à l'ombre!

 14h46 pm : - PICK-UP À L’HORIZON !!
Cachez-vous derrière l’arbre pour ne pas gâcher notre chance. Ok… La boîte arrière semble être vide… Il ralentit… Il s’arrête ! Poutinette nous fait signe de venir… Excellent ! On a un lift !
 

Un aperçu de la mer de Chine.
15h01 pm : Le vent dans les cheveux, vous, Poutinette et moi sommes bien assis sur notre poche de riz en arrière du camion. Satisfaits, nous regardons les paysages défilés dix fois plus vite que ce matin. À notre gauche, les rizières. De l’autre côté, la mer de Chine. Ouin… c’est pour de petits moments comme ceux-là qu’on est parti. Maintenant, vous comprenez…

En passant, pendant que vous êtes là, pourriez-vous prendre une photo de nous SVP ?


Mal cadrée, mais on va la prendre quand même... Merci!

Grâce à vous, on vient de passer
notre plus belle journée de vélo.
Merci.

Anik et Mathieu                                             

lundi 2 mai 2011

Enfin des vacances!

Ha haaa! Vous revoilà ou… me revoilà? Tout dépend si je vous écris ou si vous me lisez… Et je sais que cela n’a aucun rapport avec le texte, mais pendant que je vous écris, je mange des anguilles et chauve-souris frites avec une tite bière. Désolé si vous déjeuniez, mais je tenais à vous en faire part!

La cuisine à Anik,
et non, je ne m'ennuyais pas de mon bureau au centre-ville...

Un adieu en pirogue... plus jamais!
De toute façon, comme le titre le dévoile, nous avons fini notre session de travail chez notre ami Pow et sa famille attachante. Malgré un horaire de 7h00 à 23h00 pendant 30 jours sans arrêt, c’est la première fois de toute ma carrière de travailleur, soit une douzaine d’année, que je suis triste de devoir quitter un emploi. Non pas que les dernières fois furent un party chaque fois je quittais, j’avais toujours une certaine déception de laisser derrière moi mes collègues et coéquipiers. Par contre, ici, on travaillait dans une famille qui employait pour la toute première fois. Ils nous ont accueillis les bras grands ouverts, je dirais même plus… déployés jusque derrière leur tête et ils ont eu de la difficulté à les rouvrir pour nous laisser repartir. Je dois avouer que ce fût réciproque. Ils n’arrêtaient pas de nous demander de rester une journée de plus.  D’un côté, il y a nous qui pour une durée indéterminée avions laissés derrière nous nos être chers : collègues, amis et surtout famille. Avec du recul, je crois qu’une coupure du genre a pour conséquence de nous rendre susceptible aux rapprochements. D’un autre côté, je soupçonne la famille de ne pas avoir complètement fait le deuil du décès de la mère qui était le pilier de l’entreprise familiale. Nous avons alors peut-être comblé l’instant d’un mois une petite partie du vide que la mère a laissé derrière elle, il y a maintenant deux ans. Cette importante perte plus le fait qu’ils n’aient jamais eu d’employé a eu aussi pour effet d’augmenter leur charge de travail et de ne jamais avoir de pause. Du moins, une journée de congé par année, ce n’est pas ce que j’appelle une pause! Notre présence leur permettaient, chacun leur tour, de participer à des fêtes et de sortir de leur routine, ce qu’ils n’avaient pas fait depuis longtemps. Donc, prenez tout ça, mélangez-le pendant un bon moment, ajoutez-y une île paradisiaque et un soupçon de complicité entre chacun et laissez cuire pendant un mois. Vous obtiendrez un départ assez émotif merci. En plus, le matin de ne départ, Pow est allé nous reconduire sur la terre ferme avec sa pirogue à moteur. À mettre dans le calepin : « Ne plus jamais faire d’adieu en pirogue! ». Quand on prend l’avion, on franchit une porte et pouf, on ne se voit plus. En auto, vroum vroum et les personnes délaissés rapetissent rapidement à l’horizon. Par contre, un canot est tellement lent comme embarcation que les « ba bye », les tatas et les larmes ne finissent jamais…

Un duo, deux copines
Poutinette va aussi grandement s’ennuyer de Pieng, la fille de Pow, avec qui elle cuisinait du matin au soir. Elle lui a appris tout ce qu’elle savait à propos de la nourriture laotienne.
Dans la cuisine comme dans la rivière, les deux s’amusaient comme deux petites filles. Je crois même que c’est elle qui va souffrir le plus de notre départ, car à 18 ans, maintenant 20 ans, elle n’a pas eu le choix de prendre le rôle que sa mère jouait. Je vous ai dit que nos journées commençaient à 7h00 et bien les siennes débutent toujours à 5h00.

Le meilleur des patrons, merci Pow!
De mon côté, Pow m’a fait confiance dès la première journée. Il me laissait gérer la terrasse de son resto-bar comme si c’était la mienne. Il m’a laissé faire le Dj, l’accueil des touristes pour les bungalows. Il pouvait nous laisser des journées entières pendant qu’Anik et moi gérions sa business. Même que certains touristes venaient parce qu’ils avaient entendu parler des deux canadiens sur Don Det! Merde que l’on a fait des belles rencontres sur cette terrasse. Je vais m’ennuyer des voyageurs qui parfois trop chaud oubliaient  la fin de leurs histoires de voyage, du style de vie laotien trop lent pour faire un burn-out, des temps morts qu’on remplissait en faisant de la plongée tuba dans le Mékong ou en jouant avec les enfants que je surnommais chaleureusement mes « p’tits tous-nus » (ils étaient nus 50% du temps), de faire fuir les buffles en frappant ma poitrine et en criant de façon primale comme m’avait montré le grand-père, d’avoir été nu pied, en bedaine et sans bobette pendant un mois… Je pense même que le matin de notre départ, j’ai entendu crier mes couilles à la vue de mes bobettes! Bref, on était libre et on travaillait en même temps, un sentiment que je n’avais jamais vécu auparavant…


À plus les p'tits tous nus!

Les buffles et la toilette à coquerelles.

Mais… MAIS! On ne s’ennuiera pas des déjeuners au riz collant accompagné de petits poissons entiers grillés et d’une sauce beaucoup trop épicée. De la petite sauce au pipi de porc ou celle aux intestins de poissons. Heuughh… La première fois que je l’ai essayée, j’ai fait rire la famille au grand complet. Premièrement, je pensais que les intestins étaient des petites nouilles et que je devais les manger comme accompagnement au lieu de simplement tremper mon riz légèrement dedans… Vous savez, on vide généralement les intestins de bœuf pour en faire de la saucisse, mais ceux des poissons sont beaucoup trop petits, alors on y laisse le petit caca dedans. Instantanément, ma bouche s’est inondée de salive comme quand on s’apprête à vomir, mes yeux pleins d’eau et ma face est devenue verte… caca. On ne s’ennuiera pas non plus de Sing, le plus jeune de la famille, qui trippait à ramasser les mannes (celles qui volent bêtement vers les sources de lumière) pour les faire frire comme accompagnement de repas, non plus de la gang de coquerelles qui squattaient la douche et des maudites fourmis rouges qui envahissent ton pied moindrement que tu es immobile plus d’une minute! Pour se venger, on en a fait frire, saler et manger comme snack d’après-midi. Bref, on mangeait super bien, mais une fois sur trois, c’était un peu… surprenant!


Un souper parfait, sans petite sauce bizarre...

















Pour finir, on avait vraiment hâte d’aller travailler chez Pow pour retrouver une certaine stabilité et de s’installer plus de trois jours au même endroit. Mais comme j’aime beaucoup trop le mouvement et qu’un voyageur ne fait toujours que passer… la séparation fait parti du quotidien. Ce fût toute une expérience de travail et aussi de vie, mais l’appel du large s’est fait sentir une fois de plus. Nous voilà donc repartis sur nos bécanes laissant encore des êtres chers derrière nous. Adieu Laos! Good morning Viêtnam!

Merci pour tout Pow
Sincèrement, Anik et Mathieu
-xx-


Ce n'est qu'un aurevoir, à l'an prochain Pow!