2 poutines en Asie

2 poutines en Asie
Il était une fois Poutine et Poutinette...

lundi 24 janvier 2011

Vive les crocs...

(Je vous averti d'avance, il n'y a pas d'accent sur le clavier Thai...)

Wow! Ca fait un bail que l'on s'est pas parlé. Je me suis ennuyé de vous et de vos sympathiques commentaires par courriel. Comment est-ce que ca se passe au Québec? Il fait froid? De la neige ou de l'agadou? Les Canadiens, ils semblent etre sur une bonne lancée? En passant, une rumeur court ici. J'ai surpris des vieux moines bouddhistes en train d'élaborer sur la possibilité d'un échange du Canadiens. Ils tournaient en rond autour d'un Bouddha avec de l'encens et criaient:
- Gomez contLe CLosby!! Gomez contLe CLosby!!
Peut-etre que vous ne l'aviez pas encore entendu, je comprendrais. C'est que nous sommes 12 heures en avance sur vous. Bon, assez les prophéties de moines et revenons a notre blog et a nos histoires d'Asie. Vous attendiez surement la suite avec impatience. Vous étiez bien mieux! Désolé si le délai entre les deux textes était long, mais c'est que nous étions pris par les cours de plongée, la maladie, le "full moon party" (i.e. trois jours... l'avant-party, le party et une bonne journée pour s'en remettre), transport d'ile en ile, les moments d'oisiveté dans un hammac sous les palmiers et les temps libres servaient a se familiariser avec ce peuple sans cesse grouillant. Bref, on était occupé...



 Pour commencer, quoi de mieux que de dire que nous sommes certifié open water international Padi, ce qui signifie que nous pouvons maintenant plonger n'importe ou, n'importe quand sur la planete jusqu'a un maximum de 18 metres de profondeur. Yeahhh! Whohou!! Sortez les flutes! Ben quoi?! On le mérite, on vient de passer quatre jours de nos vacances a étudier en fou. Les principes de la physique sous l'eau, le langage des signes, les mathématiques et la biologie afin de calculer la quantitée d'air et d'azote dans le sang. Le tout accompagné de quatre plongées pratiques avec némo et ses petits amis marins. Premiere remarque qui peut paraitre vraiment anodine et a la fois cocasse ce sont les premieres tantives pour respirer sous l'eau. C'est tellement ancré dans le cerveau que l'humain ne peut pas respirer sous l'eau, que meme avec notre équipement de plongé, naturellement, on essayait de garder notre bouche hors de l'eau. Deuxiemement, une fois le principe acquis, vient le temps de la descente qui peut parfois etre longue et souffrante pour les oreilles dut a la pression. D'ailleurs, je vous écris et j'ai encore l'oreille gauche bloquée et ma derniere plongée remonte a huit jours. Par contre, une fois dans le fond avec comme seul bruit notre propre respiration (la meme que Darth Vader d'ailleurs)... c'est l'extase! Et on a l'impression de valser avec les poissons mutlicolores et comme seule chanson en tete Octopus's Garden des Beatles.

"I'd like to be under the sea
In an octopus' garden in the shade..."
Ce que j'ai omis de vous dire, c'est qu'il nous a fallu prendre une pause de deux jours entre le cours 1 et 2. Votre poutine est tombé malade. Une tourista intense dont tous les trous étaient solicités. Je vous épargne les détails parce que vous me connaissez, si je commence ca va devenir un blog sur les selles (hein le beau-frere?!). J'ai atteint le paroxisme de ma tourista dans un dépanneur, lorsque Anik achetait un déjeuner pour le lendemain. Apres m'avoir proposé 37 possibilités de déjeuner, la 38e fut de trop. Blanc comme un drap, je prend mollement poutinette par le bras et je lui dis:
- Prends ce que tu veux, je suis pus capable. Je sors dehors!
Et puis pouff... Les lumieres s'éteignent et se réallument quelques instants plus tard.
"Ok, mes orteils bougent encore!? Qu'est-ce que je fesais avant d'etre couché ici moi? J'étais saoul, non? Ha oui, j'étais au dépanneur avec Anik, mais Anik n'est pas la?! Elle est peut-etre partie, elle est peut-etre encore au dépanneur, peut-etre qu'elle me cherche?!?! Shit..."
Alors, je décide de me lever, mais c'est beaucoup plus difficile que je pense. J'ai une douleur a la tete et du sang sur mon genou. Une fois debout, Anik sort du dépanneur en meme temps. Tout faiblement, je lui dis:
-Je pense que je viens de perdre connaissance.
-Hein! Pour vrai?
Et je me retourne en direction du bungalow. Dégoutée, Anik me repond:
- Yark!! T'as du vomit partout dans le dos!! Faut que tu ailles prendre une douche, mais marches devant, tu dégoulines de partout.
Comme vous pouvez le constater, j'ai terminé mes cours de plongée avec succes ce qui signifie que je suis en forme.

...

Apres Koh Tao et ses paradis tranquille, il fallait évidemment visiter sa grande soeur Koh Phangan. Cependant, rendre visite a Koh Phangan c'est comme rendre visite a un cousin du Saguenay. Il faut s'attendre a lever le coude, car c'est une place réputée pour faire le party. Arrivés sur cette ile, notre premiere mission: se former un groupe solide pour survivre au full moon party. Un beach party légendaire qui n'arrive qu'une fois par mois, le soir de pleine lune. Qui dit pleine lune dit instinct animal et meme bestial. La mission est accomplie, nous avons réussi a former un groupe uni composé d'un allemand (genre de gars qu'une belle-mere voudrait avoir), d'un Soudanais (un gars de 6 pieds 4 pouces, plus noir que noir) et d'un Américain (plus confiant que la confiance elle-meme). Ont étaient prets a partir.



Au Full moon party, du feu, du feu et encore du feu...
 Dans la boite du pick-up qui nous amene vers ce rassemblement de touristes de partout a travers la planete venus pour en virer une ta&%#*, on percoit déja les vibrations de la basse qui traversent notre corps. Déja un peu sur le party, nos trois mousquetaires et nous entamons un "Un pour tous et tous pour un!" et franchissons l'arche principale. Aussitot les portes de l'enfer traversées, on appercoit les milliers de voyageurs transformés en loup-garou pour l'instant d'une nuit dansant sur du ''trance music'' avec comme décor: une plage, des récifs, des palmiers transformés en black light et un gros projecteur: la pleine lune. C'est malade, il y a des glissades de la mort, des cordes a sautées en feu, des gens peinturés en fluo activé par les palmiers/black light, je vous le dis c'est démant.

Mais la, au début du blog je vous avais promis des aventures croustillantes. Voici du croustillant que l'on oubliera jamais... Ayant survécu a cette débauche on choisi un taxi pick-up pour le chemin du retour. Inspiré, Félix (mousquetaire allemand) décide de nous raconter des histoires de taxi qui sont arrivées a un ami d'un ami. Ca sonnait comme suit:
- Bla bla bla taxi. Bla bla bla very dangerous.
(Je vous averti que tout ce que vous lirez ici s'est déroulé en quelques secondes.) Alors, je me tourne vers Anik pour lui dire que l'on était chanceux jusqu'a présent, mais Anik n'est plus a ma droite... Elle est plutot suspendue a une main avec la force du désespoire a la boite du pick-up. Puis maintenant deux mains. Ses pieds balottent d'un bord et puis de l'autre. Elle tente de se redresser. De mettre au moins un pied sur la marche du taxi, mais sans succes. Puis Félix, le plus proche de la situation, se jete sur Poutinette afin de la stabiliser. Elle retombe alors sur le plat de ses pieds (PS: les sandales crocs sont vraiment a toutes épreuves). Comme je suis dans le fond du pick-up, je tape sur le toit et je cris au chauffeur de s'arreter au plus cri#&%$*!! Je pense que si le chauffeur ne s'était jamais arreté, Anik, redressée et stable, se serait rendue aisément jusqu'au bungalow... en street surfing. Elle est forte votre Poutinette!

Finalement, je pense que l'on saura jamais vraiment comment elle a réussi a sortir du camion. Heureusement, elle s'en est sortie sans égratignure, mais tout de meme un peu ébranlée. Il n'y a que ses crocs qui semblent avoir deux ans d'usure apres seulement trois semaines d'utilisation.

Adieu les iles du sud et direction Chiang Mai, le nord de la Thailande

Merci de nous suivre...
Vive l'adrénaline!
Anik et Mathieu

mercredi 12 janvier 2011

En direct de Koh Tao

(Je vous averti d'avance, il n'y a pas d'accent sur le clavier Thai...)

Notre bungalow étant situé sur la cote ouest de l'ile, la plus achalandée par les touristes, ma poutinette et moi voulions trouver un petit coin de paradis. On entame donc une marche afin de rejoindre la cote est de l'ile qui est supposément presque dénudé de touristes. Apres une heure et demi de marche et un litre de sueur évacué, on tombe directement sur un hotel ayant sa propre plage et semble abandonné. On décide alors d'inspecter les lieux...
- HELLO??
- SAWALI KRAP??
- HELLO??
Anik me regarde le sourire fendu jusqu'aux oreilles.
- Je pense qu'il y a personne Poutine?!
Bras en l'air, on se dirige vers la petite plage déserte. Du coup, les vetements font vite place aux maillots.


Non, ce n'est pas un beluga..c'est Poutine!


















Sur le chemin du retour, on reve encore a NOTRE plage. Soudainement, en revoyant les palmiers, Poutinette me dit instinctivement:
- Faudrait pas qu'une noix de coco nous tombe sur la tete!
Et puis... "BANG! BONG! BING-BANG!" on leve alors les yeux et on voit une pluie de cocos. Je me suis retenu pour ne pas crier:
- Cours Poutinette, cours et ne regarde jamais derriere!!!
Anik, beaucoup trop curieuse, a plutot choisi de s'approcher et d'observer le phénomene. Croyez-le ou non, ce n'était que des singes. On croit tout de suite a des singes hyperactifs fous furieux, mais non. En réalité, c'était des macaques cueilleurs de noix de cocos dirigés par leur maitre au pied des palmiers. Ils leur criaient (pour rire ici prendre une voix d'asiatique):
- Celle-la! Non pas celle-la! Celle-la pas bonne! CELLE-LA!!!
...

Histoire a part, j'ai presque oublié de vous dire qu'il fallait prendre un catamaran pendant deux heures pour joindre l'ile Tao. Apres avoir régurgité son petit yogourt et sa barre tendre, on en conclu que Poutinette a le mal de mer...

Désolé si je suis dur a suivre, j'ai de la misere a me concentrer. C'est que j'écris sur le bord de la plage et je suis un peu perturbé par le bruit des vagues. Faut dire aussi qu'une vieille thai d'environ 1 043 ans est en train de couper une branche de palmier avec une hache et elle frappe en ta%#&@!!! C'est assez drole a voir...
...

Un peu de Bangkok:

Pour faire une histoire courte, notre entrée en Thailande s'est faite par la ville de Bangkok, on y est resté 3 jours. On en a profité pour marchander notre deux semaines dans les iles du sud. Apres avoir trouvé ce qu'on voulait au prix que l'on voulait (bungalow sur la plage, cours de plongée et transport entre les iles inclut), le gars de l'agence me dit que ce serait encore moins cher si je payais cash...Un fou d'une poche, je cours au guichet en laissant Poutinette regler l'entente et les papiers.

A mon retour du guichet, je vois-tu pas ma Anik dehors, buvant un whiskey avec le gars de l'agence, notre chauffeur de tuk-tuk et des habitués de la place. Je lui lance un:
- Qu'est-ce tu fais la?!?!?
- Ben c'est évident, je bois un whiskey a la thai! C'est gratuit!

Trois bouteilles de whiskey plus tard...

Comme notre groupe de coin de rue est trop bruyant, un policier vient nous avertir. Tout souriant, notre chauffeur de tuk-tuk lui dit alors:
- Tsai, tsoum thing tao!!
Le policier s'assoit et se prend un verre de whiskey, puis un autre, puis un autre... A la fin de la soirée, faut dire que notre cher policier n'était plus en état de poursuivre les truants.

Deux autres bouteilles de whiskey plus tard...

Notre groupe de joyeux lurons thai nous amenent manger dans un restaurant hors des zones touristiques, puisqu'ils tiennent a nous faire gouter le vrai Bangkok... c'est-a-dire, sous un viaduc avec un paquet de tables de patio cheaps et comme décors, de vieilles carcaces d'autos rouillées.

On a mangé des trucs que je ne peux meme pas vous dire c'était quoi. Bref, une belle soirée ou l'on a fait le plein de whiskey, mais aussi de vocabulaire thai qui nous servira pour les régions plus éloignées.

Bon, je vous quitte, on passera les 4 prochains jours a étudier et a pratiquer la plongée sous-marine. Ensuite, direction Koh Pha gnan pour le "full moon party". Ça promet...

Profitez du froid pour nous.
On profite du chaud pour vous!!

Anik et Mathieu
alias Poutinette et Poutine

samedi 8 janvier 2011

En route vers Taiwan...

(Je vous averti d'avance, il n'y a pas d'accent sur le clavier Thai...)

Selon ce que je peux voir par le hublot, nous sommes au-dessus de l'Alaska ou des Rocheuses. Je viens tout juste de faire un reve bizarre. Vous voulez que je vous le partage?... Ok.

Nous etions, Anik et moi, dans un autobus avec vous. Vous qui nous avez organises des dinners, des soupers, des partys, vous qui etiez a l'aeroport. Bref, vous qui avez toujours ete la pour que notre poutine de vie soit plus agreable. L'autobus se diragait avec vous tous a bord vers "Nowhere City". Du moins, c'est ce que le chauffeur, Bruno Blanchet, vetu d'un costume rigolo, hurlait... Comme des enfants de camp de vacance, les passagers chantaient a gorges deployees et verres a la main : " Ce n'est qu'un aurevoir mes freres, ce n'est qu'un aurevoir! Mais nous nous reverrons mes freres, ce n'est qu'un aurevoir..."

... Et je me suis doucement reveille, sourire en coin, larme a l'oeil et chansonette en tete. Dans l'obscurite de l'avion, a ma gauche, ma Poutinette dort et tout autour, des yeux brides assoupis...

Ouin, je realise que nous sommes vraiment parti.

Aurevoir mes freres!
Mathieu et Anik, qui dort

samedi 1 janvier 2011

Prologue à l'Asie

Tout a commencé  il y a environ 20 ans, lorsque les parents de Poutine se sont séparés d’un commun accord.  Ils ne se doutaient aucunement qu’il y aurait du positif dans leur décision. Bizarrement, Poutine allait apprécier le fait d’être constamment dans ses valises et de changer de lit à toutes les semaines.  Puis il y eut les films d’Indiana Jones, Les aventuriers du timbre perdu, tous ces films d’aventures et d’éloignements qui enivraient Poutine. Puis l’appel du large s’estompat avec  les années.
Tout refit surface à la fin de son DEC, après que Poutine eut ses cours de littérature et d’histoire.  Il commenca à lire les Hubert Reeves, Gilles Proulx et les Bruno Blanchet de ce monde et plus particulièrement, le livre Volkswagen Blues de Jacques Poulin eut l’effet d’une bombe. Il sut à ce moment qu’il fallait partir. Alors il partit pour l’Espagne.
Accompagné de son fidèle ami MP3, Poutine marcha, marcha, marcha… et il marcha. 900 kilomètres plus tard, nettoyé de ses démons, le tour de taille aminci, nouvelles amitiés en poche Poutine savait maintenant ce qu’il aimait et ce qu’il voulait faire dans la vie. Mais malgré tout cet engouement pour le voyage et bien installé en Italie, il y avait toujours ce vide. Ce vide que seul sa Poutinette pouvait combler. Alors il se promit une chose, plus jamais il ne partirait sans son petit soleil. Il revint  alors d’Europe avec une idée en tête… repartir. Mais cette fois-ci, pour un minimum d’un an et surtout accompagné de sa Poutinette. Sans hésiter, Poutinette accepta l’offre...
Nos poutinots commencèrent à étudier quelles aventures étaient à leur portée. Il fallait aussi voir si Poutinette était faite pour ce genre d’aventure. Alors ils partirent un mois pour le Pérou. Après les bidonvilles, un canyon, une merveille du monde et une tourista étalée sur presque deux mois, Poutinette était maintenant prête pour la grande aventure…

Avec maintenant deux voyages derrières la cravate, trois ans de préparation et d’économies, les voilà face à leur voyage… La mission : prendre un an pour voyager à travers l’Asie de l’est, c'est-à-dire environ une douzaine de pays, un par mois en moyenne.
Ok ok là… Ça fera le narrateur, pousses-toi c’est mon blog!
Salut tout le monde! Je me présente, Mathieu (Poutine).  Pour ceux et celles qui me connaissent, vous savez que le monde informatique et électronique (bref, tous les « iques ») me terrorise. Alors je vais essayer du mieux que je peux pour vous divertir avec ce blog tout en le mettant à jour régulièrement. Ça fait bizarre, j’ai l’impression que pendant que j’écris, vous me lisez au fur et à mesure de l'autre côté de l’écran… Bref, je quitte dans 4 jours pour l’Asie pendant un an avec Anik (Poutinette) ma blonde, ma meilleure amie.
-Anik, dis salut, y sont là!
-Salut tout le monde…
Bon bon, ça y est. Vous l’aurez deviné, elle a le motton et les yeux mouillés…  Disons que nous sommes stressés et que les derniers jours ont été assez riches en émotions. Tous ces partys de Noël remplis de « ba bye » et de « faites attention à vous là-bas » deviennent lourds en émotion. Cependant, nous avons grandement apprécié de revoir nos familles et amis une dernière fois avant partir. Nous en sommes, présentement, à nos derniers préparatifs : les sacs à dos, les derniers achats, les dernières nuits d’insomnie.  Bref les derniers stress. Mon fidèle packsac n’en peut plus d’attendre. Alors je vous laisse sur ce vidéo qui résume notre dernier voyage et qui je l’espère vous donnera le goût de nous suivre à travers nos futurs péripéties qui, je le promets, seront croustillantes.
Ciao et on se reparle de l’Asie!!

Mathieu